La chirurgie robotique

La technologie du robot chirurgical Da VINCI X au service des patients de l’Hôpital Européen pour le traitement des cancers

La chirurgie robotique représente une innovation technologique majeure et engendre une évolution importante dans le domaine du soin, notamment pour les patients atteints de cancers (un peu plus d’un quart de l’activité de l’Hôpital Européen).

Le bloc opératoire a déjà fait l’acquisition d’un premier robot dès son ouverture en aout 2013. Depuis, plus de 1100 interventions ont déjà été pratiquées dans différents disciplines telles que : la chirurgie urologique, la chirurgie digestive, la chirurgie thoracique et la chirurgie gynécologique.

La chirurgie robotique n’est pas indiquée dans toutes les situations, mais elle est un enjeu majeur pour beaucoup de disciplines chirurgicales et tout particulièrement en oncologie. Les robots opératoires permettent de réduire le nombre de chirurgies dites ouvertes, plus traumatisantes pour le patient et pouvant engendrer plus de séquelles.

Ainsi, avec ces deux robots de nouvelle génération (Da Vinci X) les équipes de chirurgie de l’Hôpital Européen ont pour ambition de développer encore cette prise en charge et pratiquer environ 500 interventions par an avec l’assistance du robot sans surcoût pour le patient.

L’utilisation du robot chirurgical représente un budget d’environ 1300€ (coût des consommables) par patient et par intervention. Ce montant est pris en charge par l’établissement afin de permettre à tous les patients, sans distinction de revenu, de pouvoir bénéficier de cette technologique de pointe.

 

Domaines d’application de la chirurgie robotique à l’Hôpital Européen et perspectives

A ce jour l'équipe chirurgicale a déjà réalisé près de 1 100 interventions en chirurgie urologique, digestive, thoracique et gynécologique notamment pour le traitement des cancers. L’arrivée de ces deux nouveaux équipements permettront de déployer d’avantage la chirurgie robotique assistée pour les spécialités déjà développées et d’étendre les domaines d’application à terme.

LA CHIRURGIE UROLOGIQUE

« La chirurgie robotique a révolutionné l’approche de l’urologie rendant accessible les gestes les plus difficiles et précis par voie mini-invasive coelioscopique facilitant également les dissections fines et sutures. Ainsi nous réalisons les interventions suivantes avec le robot chirurgical : Prostatectomie totale, Néphrectomie partielle, Néphro-urétérectomie totale et Cystoprostatectomie totale / pelvectomie antérieure + reconstruction (Bricker et poche de Miami, enterocystoplastie) en l’absence de risque de dissémination de la maladie, Syndrome de la jonction pyélo-urétérale, Réimplantation urétéro-vésicale, Curage rétropéritonéal. » Explique l’équipe de chirurgiens urologues de l’Hôpital Européen, les Drs Vincent GRISONI, Aurélien CARCENAC, Julien DETURMENY, Henri GABRIEL et Antoine VAN HOVE.

Tous les chirurgiens urologues de l’Hôpital Européen pratiquent la chirurgie robotique avec une expérience minimale de 5 ans.

LA CHIRURGIE DIGESTIVE

La chirurgie robotique offre au chirurgien les avantages de la chirurgie ouverte, en utilisant les mini incisions de la coeliochirurgie, un atout majeur dans le cadre de certaines procédures complexes et délicates notamment en chirurgie onco-digestive. Les Drs Antoine CAMERLO et Regis FARA, chirurgiens onco-digestifs à l’Hôpital Européen ont déjà réalisé des procédures majeures sus mésocoliques (foie, pancréas, estomac) et colorectales dont :

o Duodénopancréatectomie céphalique. Il s’agit d’une intervention indiquée pour traiter les tumeurs localisées dans la région duodéno-pancréatique (tête du pancréas, voie biliaire, ampoule de Vater, duodénum). Cette intervention permet l’ablation de la tête du pancréas, de la totalité du duodénum et souvent du tiers inférieur de l’estomac. Après l’ablation, le chirurgien reliera entre eux les différents organes qui ont été réséqués (estomac, intestin, foie et pancréas) afin de rétablir la continuité du tube digestif.

o La Gastrectomie, intervention préconisée pour le traitement des tumeurs situées dans les deux tiers supérieurs de l'estomac ou situées au niveau de la jonction oesogastrique sans toucher l'oesophage. Le chirurgien retire la totalité de l'estomac, une partie de l'oesophage et du duodénum. La continuité digestive est rétablie en suturant l'intestin grêle à l'oesophage.

o L’Oeso-gastrectomie, opération chirurgicale consistant soit à enlever une partie de l'oesophage (oesophagectomie partielle) soit à enlever tout l'oesophage (oesophagectomie totale) pour le traitement du cancer de l’oesophage. La partie supérieure de l’estomac est toujours enlevée dans le même temps. Dans de rares cas, l’estomac est totalement retiré. Après cette ablation, une intervention de chirurgie réparatrice (gastroplastie) est nécessaire pour rétablir la continuité du système digestif. Cette reconstruction est réalisée le plus souvent avec l’estomac, mais aussi parfois avec le côlon ou l’intestin grêle.

L'Hôpital Européen est le 2ème centre en France à pratiquer ce type d’intervention.

LA CHIRURGIE THORACIQUE

« L’apport de la chirurgie robotique est majeur en chirurgie thoracique notamment dans le traitement des cancers du poumon, tumeurs du médiastin, tumeurs de la paroi thoracique ou lobectomie pulmonaire » indiquent les Drs Renaud VIDAL et Pierre Mathieu BONNET, chirurgiens thoraciques et cardio-vasculaires à l’Hôpital Européen. Depuis 2013, l’arrivée du premier robot au bloc opératoire, plus de 150 d’interventions ont été réalisées dans ce domaine. Les deux nouveaux équipements permettront d’accroitre encore le nombre de patients pris en charge par cette technique et ainsi améliorer leur bien être post-opératoire.

LA CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE

Si la chirurgie robotique a timidement été déployée en gynécologie à l’Hôpital Européen pour l’instant, l’acquisition de ces nouveaux équipements marque la volonté stratégique de l’établissement de développer largement l’assistance robotique en chirurgie onco-gynécologie avec notamment la formation d’un médecin supplémentaire à cette technique. En effet, la chirurgie robotique en gynécologie permet de traiter chirurgicalement aussi bien la pathologie bénigne pelvienne que dans certains cas la pathologie cancéreuse.

L’assistance du robot en chirurgie gynécologique permet de repousser les limites de la coelioscopie avec des dissections plus petites, plus précises et moins traumatisantes pour les tissus avoisinants. Ainsi, les cancers de l’utérus, curages ganglionnaires, lombo-aortiques et pelviens ainsi que des pathologies bénigne telles que myomectomies (ablations de fibromes utérins), hystérectomies (ablations complètes du l’utérus), endométrioses pelviennes sévères peuvent être réalisés à l’aide du robot Da VINCI X.

 

Da Vinci X fonctionnement et bénéfices patients

Le robot chirurgical est un appareil au service de l’excellence thérapeutique.

Il permet au praticien d’avoir une main précise et adroite lors d’interventions longues et délicates.

Le Robot Da Vinci X comprend 3 éléments :

  • Une colonne vidéo (1)
  • Un chariot à 4 bras (2)
  • Un poste de pilotage (3)

La colonne vidéo utilise les dernières générations vidéo haute définition. Elle comporte un écran sur l’étage supérieur puis une centrale informatique à l’étage inférieur du moniteur.

Le chariot contient 4 bras à 7 degrés d’articulation qui peuvent atteindre des zones difficiles voire impossibles à saisir « manuellement ».

L’un des bras est une caméra binoculaire haute définition en 3 Dimensions, également équipé d’un zoom (x15) qui permet au praticien d’avoir un meilleur champ de vision sur les zones à opérer.

Les autres bras servent à manipuler ou tenir les instruments nécessaires à l’opération chirurgicale. Ces parties du robot permettent au chirurgien de réaliser les opérations complexes de manière rigoureuse. Les nouveaux outils de coagulation, les pinces d’agrafage mécaniques en particulier pour la chirurgie digestive, permettent de réaliser des gestes plus difficiles avec plus de sécurité.

Le poste de pilotage est dirigé par le chirurgien. Il opère le patient à distance et en position assise. Lors des opérations longues la fatigue du chirurgien est compensée par la constance du robot qui lui, ne tremble pas en étant fixe pendant plusieurs heures.

SPECIFICITE DU ROBOT DA VINCI X : LA FLUORESCENCE

L’utilisation du robot Da VINCI X permet, grâce à une caméra à fluorescence et l’injection veineuse d’un traceur de mieux repérer certaines structures anatomiques et déterminer la vascularisation d’un organe.

 

Améliorer la prise en charge et le bien-être de nos patients

Les bénéfices patients de la chirurgie robotique ne sont plus à démontrer :

  • Chirurgie mini invasive, moins traumatisante que la chirurgie ouverte,
  • Diminution des pertes sanguines durant l’opération,
  • Diminution des risques infectieux, et des risques de séquelles,
  • Diminutions des douleurs post-opératoires, limitant l’administration d’antalgiques,
  • Durée d’hospitalisation réduite,  
  • Rétablissement plus court avec retour plus rapide aux activités normales,
  • Amélioration du résultat esthétique : cicatrices plus petites, voire invisibles.

 

Une innovation technologique au service de l’excellence thérapeutique financée par la Fondation Ambroise Paré

Intégralement financés par la Fondation Ambroise Paré, elle-même soutenue par ses généreux bienfaiteurs, les deux robots Da VINCI X représentent un investissement total de 4 millions d'euros. Cet effort important supporté par la Fondation atteste de l’intérêt de celle-ci pour l’excellence thérapeutique et pour la lutte contre de cancer représentant plus d’un quart des patients suivis à l’Hôpital Européen.

Ces nouveaux équipements permettront aux patients de bénéficier d’une technologie de pointe tout en restant accessible à tous, le surcout lié à l’intervention étant supporté intégralement par la structure et les médecins.

Quelques chiffres

  • 4 millions d’euros d’investissements financés en totalité par la Fondation Ambroise Paré et ses donateurs.
  • Plus de 1100 interventions assistées au robot pratiquées depuis 2013
  • Plus de 600 lits et places