Endocrinologie

L’endocrinologie est la science qui étudie les hormones. Elle étudie de très nombreux phénomènes physiologiques car les hormones interviennent dans de nombreuses fonctions : nutrition, croissance, reproduction…

Principales pathologies concernées

  • diabète
  • maladies de la thyroïde et des glandes parathyroïdes
  • nutrition
  • pathologies hypophysaires

L'Hôpital Européen propose des consultations (gratuites) d'Education Thérapeutique en diabétologie. Pour en savoir plus sur ces consultations, cliquez ici.

 

Le diabète, c’est quoi ?

Le diabète correspond à un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux élevé de glucose dans le sang (glycémie) que l’on appellera hyperglycémie.

Quand on mange, notre taux de sucre dans le sang augmente. Le pancréas détecte alors l’augmentation de la glycémie, et ses cellules bêta, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, secrètent de l’insuline. L'insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme. C’est ce système qui ne fonctionne pas chez les personnes atteintes de diabète.  

On observe deux types de diabète :

Le diabète de type 1 : Ici, la fabrication d'insuline par le pancréas est quasi nulle. Il se révèle par un amaigrissement malgré un fort appétit, par des urines abondantes et par une sensation de soif intense. Si vous avez ce type de diabète, vous devez être traité par des injections d'insuline afin d’éviter d’entrer dans un coma mortel. Rassurez-vous, il est généralement diagnostiqué très rapidement et le pire peut être ainsi évité. De plus, dans 90 % des nouveaux cas, on ne retrouve aucun antécédent de diabète de type 1 dans la famille et le risque de devenir diabétique si un parent est atteint ne dépasse pas les 3 %.

Le diabète de type 2 : Ici, la fabrication d'insuline par le pancréas est relativement préservée, même si avec le temps elle finit par se tarir. Dans ce cas, les cellules sont résistantes à l'action de l'insuline, comme si cette dernière était inefficace. Le diabète de type 2 est souvent découvert très tardivement car les premiers symptômes (envie d'uriner fréquente et soif abondante) ne surviennent que si la glycémie est déjà bien élevée, donc après plusieurs années. L'hyperglycémie entraîne des complications sournoises qui, elles aussi, sont longtemps silencieuses. Il faut donc aller au-devant du diagnostic par un dépistage si vous avez des antécédents familiaux avec ce type de diabète.

 

Les outils d’auto-surveillance de la maladie

Tous les patients diabétiques disposent d’un lecteur de glycémie. Il permet de suivre l'équilibre glycémique et d'adapter vous-même la thérapeutique en fonction des résultats. Cet appareil s’achète en pharmacie, vous vous piquez le bout du doigt à l'aide d'un auto-piqueur muni d'une lancette (à changer régulièrement), vous déposez le sang sur une bandelette ou sur le bout d'une électrode et vous obtiendrez la glycémie en 5 à 30 secondes avec une marge d’erreur de 10%.

En plus d’une surveillance que vous pouvez effectuer vous-même, votre médecin vous prescrira généralement des prises de sang de contrôle.

Grossesse et diabète

Actuellement toute femme diabétique peut avoir des enfants normaux, nés à terme et par voie naturelle. Cependant, la grossesse chez une femme diabétique comporte plus de risques qu'une grossesse normale, c’est pour cette raison qu’un contrôle strict de la glycémie doit être fait de la conception du bébé jusqu'à l'accouchement.

 

Pour plus de précision, nous vous invitons à en parler avec votre médecin traitant.

 

Les consultations d'endocrinologie se déroulent au module C4 (1er étage).